Lu pour vous

Lundi 9 novembre 2009
Sur les conseils d'une amie, je viens de lire "Le courage des femmes" d'Edwige Antier, pédiatre, diplômée en psychapathologie de l'enfant et députée. Bien sûr, en tant que femme, on ne peut que savourer le titre, en se disant que cette reconnaissance de nos multiples talents et rôles est bien agréable !

Selon elle, malgré les grandes avancées obtenues par les féministes (maîtrise de la procréation, indépendance
financière, etc.), jamais les femmes n’ont subi autant de pressions au quotidien : mettre au monde des enfants mais rester séduisante pour son mari, allaiter mais rester disponible pour tous, travailler pour être indépendante mais continuer de prendre en charge la sphère familiale…Autant d'exploits quotidiens accomplis par les femmes mais à quel prix !

Les exemples sont nombreux de ces petites violences au quotidien qui maintiennent les femmes sous pression et dans la culpabilité. À force de trop exiger des femmes, le risque d’épuisement, voire de rupture guette...

Edwige Antier milite ici pour une écoute plus attentive des femmes ; et pour l’information des hommes qui doivent comprendre que l’implication des mères comme des pères est la seule garantie d’un bon équilibre des enfants et du couple. Il est temps de passer à une coexistence où homme et femme se respectent en tant qu’individu, loin de toute volonté de soumission ou d’exclusion de l’un ou l’autre.

Elle écrit : "on ne peut pas dire "Je veux être un bon père", sans être un bon mari". Elle s'insurge contre le discours selon lequel les femmes doivent faire la place au père. "L'homme est assez grand, qu'il la prenne cette place, qu'il aide sa femme, qu'il s'intéresse à ses enfants. Ce ne sont pas les femmes qui confisquent la place des hommes. Celles que je vois tous les jours dans mon cabinet seraient bien contentes que leur mari sache préparer des pâtes" (dans une interview parue dans le Journal du dimanche du 25 octobre 2009).

Le tableau est assez noir  : elle montre que ce sont les femmes qui assurent 90% du soutien scolaire, qui s'occupent à 90% des enfants handicapés (même si les hommes restent, ce ne sont pas eux qui assurent le quotidien, écrit-elle) et des parents âgés. Elle rappelle qu'une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon, sans parler des viols quotidiens, "dans une société où la pornographie inonde la télévision et internet". Elle raconte les femmes qui se font quitter alors qu'elles sont enceintes ou lorsque l'enfant n'a que quelques années, accusées d'être trop mère pas assez femme.

Ce que j'en ai pensé : disons le tout de suite, ce livre n'est pas très optimiste, voire démoralisant. D'un autre côté, c'est elle qui reçoit en consultation ces femmes et ces mères, ce n'est pas moi...

Certaines de ses positions me semblent un peu tranchées (le plaidoyer pour le co-spleeping parent-enfant envisageable jusqu'aux 3 ans d 'enfant, sa grade méfiance de la garde alternée, ses conseils aux femmes trompées...). Certaines recettes me semblent un peu désuètes également.

Quelques réflexions justes : elle
dénonce par exemple ce qu'elle appelle "l'heure des machos" (à partir de 18h, l'heure des réunions importantes et des conciliabules entre hommes tandis que les femmes partent vite s'occuper des devoirs, des bains, des histoires ou écouter les histoires de leurs ados).

Elle regrette également le manque de reconnaissance des métiers humains (qui demandent un don de soi pour peu de profit matériel). Elle écrit : "dans notre culture, s'occuper d'un jeune enfant, ce n'est pas important, à tel point que le salaire horaire d'une aide familiale est moindre lorsqu'elle s'occupe de l'enfant que lorsqu'elle se consacre au ménage". Et elle note que "lorsqu'une profession se paupérise, elle se féminise (en évoquant les métiers de la petite enfance, de l'enseignement, de la santé).

L'ouvrage veut avant tout rendre attentif les hommes et déculpabiliser les femmes, sans s'opposer aux hommes. N'empêche qu'ils en prennent largement pour leur grade !


Aller plus loin

Une interview d'Edwige Antier sur son livre
 ici


Par Gaëlle
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Mardi 27 octobre 2009
Voici un bon gros roman policier comme je les aime (474 pages, dans la superbe collection Actes noirs d'Actes Sud...oui, je sais, je fais un peu une obsession sur cette maison d'édition :-).

Le Tailleur de pierre a été écrit par Camilla Läckberg, une jeune suédoise dont j'avais lu les deux précédents romans (La princesse des glaces et Le prédicateur) avec la même gourmandise.

L'auteur nous promène entre un présent tragique (une petite fille de 7 ans retrouvée noyée par un pêcheur et dont l'enquête légiste montrera qu'elle a été assassinée) et un passé trouble (dans les années 20, une jeune fille bourgeoise se laisse séduire par un tailleur de pierre mais le conte de fée tournera vite au cauchemar et sa soif de vengeance sera terrible...).

La famille de la fillette est soupçonnée. D'autant plus difficile à gérer pour l'inspecteur Patrick et sa compagne Erika (déjà présents dans les deux précédents livres) qu'ils connaissent la mère de la victime.

L'intrigue se déroule dans la petite ville suédoise de Fjällbacka. Les personnages sont très attachants, en prise avec une réalité à la fois très quotidienne (l'inspecteur Patrick a un bébé de 2 mois et sa compagne Erika est un peu dépassée par les événements...lui aussi !) et tragique (meurtre, autisme, pédophilie).

La construction du livre est particulièrement prenante. L'enquête connaît bien sûr des rebondissements. Bref, je l'ai dévoré...et terminé avec regret.

Petit rappel : vous êtes toujours cordialement invité à venir vous présenter ici ! Et un grand merci pour ceux et celles qui l'ont fait. Et n'hésitez pas à échanger entre vous !

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En aparté a lu pour vous
Par Gaëlle
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Vendredi 9 octobre 2009
"Entre excès et absence, amour et désamour, le travail est au centre de nos vies mais peine à occuper sa juste place. Les évolutions récentes mettent à mal nos repères professionnels : les frontières entre le monde du travail et la sphère privée sont devenues floues, mouvantes. Face à ces changements souvent subis, il devient urgent de reprendre les rênes. Des témoignages et des pistes de réflexion pour donner au travail la place qui lui revient et ne pas le laisser envahir notre vie" (présentation par l'éditeur).

Au sommaire :
- Une introduction courte mais dense sur "le travail, pivot de notre existence" (qui rappelle que le travail est essentiel à notre construction psychologique, qu'il est peut être l'objet d'attentes démesurées, que le climat d'incertitude déboussole, etc.)
- 9 témoignages de parcours personnel et professionnels (hommes, femmes, différents âges, différents univers...)
- Décryptage de ces récits de vie autour des notions de précarité, de "gagner moins pour vivre mieux", des accros au boulot, mener une double vie professionnelle, trouver sa voie sans dérailler, l'épreuve du chômage, se mettre à son compte, quand le travail devient souffrance, enfants, travail : une 3ème voie.

Ce que j'ai aimé : ce petit ouvrage est clair, synthétique, agréable à lire.
Les récits de vie sont tous justes, sensibles, fouillés. Et leur décryptage par Luce Janin-Devillars, psychologue clinicienne, psychanalyste et coach, est vraiment intéressant. Les propos de ce livre sont nuancés, ce qui est tout à son honneur. Il montre bien la complexité des relations des personnes avec leur travail, le poids des modèles familiaux, sociaux, les attentes et besoins différents de chacun, etc.

Ce que j'ai un peu moins aimé : le fait que le recours à une aide extérieure (psy, coach...) soit parfois un peu trop appuyé (je ne dis pas qu'il ne soit pas utile dans certains cas) ; certaines pistes sont parfois tracées un peu trop rapidement (par exemple par la création d'entreprise, il est indiqué de se tourner vers les CCI et Pôle Emploi mais il existe de nombreux autres réseaux, structures, associations).

Bilan : à lire... 

En bonus, j'ai eu envie de poser quelques questions Catherine Viot qui a écrit ce livre pour savoir ce qu'elle en avait retiré. 

Qu'est-ce qui vous a le plus surprise en rédigeant ce livre ?
C.V. : Je crois que cela m'a permis de réaliser à quel point le travail nous construit et les attentes démesurées que nous y mettons, particulièrement nous les Français. Ce qui explique en partie le profond malaise actuel, en plus du contexte économique.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué lorsque vous avez recueilli les différents récits de vie ? 
C.V. : Dans les récits de vies, j'ai été frappée par ce qu'avaient vécu les témoins en situation de souffrance, notamment Pascale, qui illustre l'effet dévastateur produit par certaines formes de management ou de harcèlement collectif. Et ceci sans que personne ne réagisse. J'ai aussi été étonnée et admirative devant la détermination ou l'inventivité dont font preuve d'autres témoins (Jean, Clara, Marc, Carine, Sandrine...) qui défrichent de nouvelles voies.

En conclusion, que retiendrez-vous de la rédaction de ce livre ?
C.V. : Encore plus qu'avant, je me dis que chacun d'entre nous a tout intérêt à prendre du recul par rapport à sa vie professionnelle, en se remettant en question, en faisant un bilan de compétences, en suivant des formations... Dans le contexte actuel, il y a une espèce de peur compréhensible à perdre son travail, qui peut s'ajouter à des freins personnels, liés à l'origine sociale, l'histoire familiale. Pour avancer, il est important de lever ces freins. Bien sûr, les solutions au malaise qui règne dans le monde du travail ne peuvent pas être qu'individuelles. Mais nous avons tous une carte à jouer, encore faut-il la découvrir...
 
Remettre le travail à sa (juste) place, Catherine Viot avec la collaboration de Luce Janin-Devillars, Hachette Pratique, 9,90 €.

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Je veux tout ! de Maurice Thévenet
Les Français ne veulent pas travailler moins mais mieux


Par Gaëlle
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Lundi 28 septembre 2009

Voici un bon roman que j'ai lu d'une traite ce week-end.
"Les heures souterraines" raconte deux vies solitaires et abîmées.

D'un côté, Mathilde, une femme d'une quarantaine d'années, veuve depuis 10 ans, mère de 3 enfants, victime de harcèlement moral de la part de Jacques, son patron. Pendant des années, elle a été son bras droit, et lui son mentor. Il y avait de la complicité entre eux, du respect, de la confiance. Son travail avait permis à Mathilde de renaître après la mort brutale de son mari. Elle y avait mis toute son énergie et tout son talent. Mais du jour au lendemain, pour une histoire tout bête, le comportement de Jacques change du tout au tout. Il commence à ne plus lui adresser la parole, à la mettre à l'écart, à l'humilier. Elle se sent coupable, cherche à comprendre les raisons de son bannissement. Mais elle n'obtient pas de réponse, juste du mépris, des vexations quotidiennes, lancinantes. Et Mathilde subit, subit...à en perdre la santé, le sommeil, la joie de vivre. Et elle se tait parce qu'elle a honte.
Tout juste a-t-elle le courage de s'occuper tant bien que mal de ses enfants. Ses enfants qui essayent de la protéger et espèrent si fort réussir à la faire sourire le matin. L'un d'entre eux, dans un geste enfantin plein d'amour et de désarroi, lui confie sa carte "Le défenseur de l'Aube d'Argent", une carte héros qui te protège pour toute la vie". Mathilde s'accroche à cette carte, alors qu'elle se retrouve "placardisée", sans ordinateur, sans dossier, sans rien à faire...

De l'autre, Thibault, un médecin urgentiste qui vient de quitter la femme qu'il aimait car il se rend compte qu'elle ne l'aimera jamais. En tout cas, pas comme il le souhaite. On le suit dans son travail de médecin, au volant de sa voiture, enchaînant les rendez-vous, au plus près des souffrances des autres. Mais la sienne, qui la partagera ? Sa solitude, qui viendra la rompre ?
Bien sûr, on espère que ces deux destins vont se croiser... Qui sait ? Dans cette ville qui pulse sans jamais s'arrêter, qui broye les plus faibles, qui aspire dans ses entrailles (rer, métro) et rejette sans cesse des êtres qui se croisent, qui se touchent...

A travers ces deux personnages, Delphine de Vigan, dénonce avec des mots simples mais justes les violences invisibles contre lesquelles on ne sait pas se battre, la solitude dans les grandes villes où l'on risque de se perdre, sans bruit. Vraiment bien !

Les heures souterraines, Delphine de Vigan, Jean-Claude Lattès, 17 euros

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Par Gaëlle
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Samedi 26 septembre 2009

Bon d'accord, ce livre est sorti en septembre 2008 et beaucoup d'articles lui ont déjà été consacrés. Mais il y a quand même une  actualité : il vient de sortir en livre de poche !

De quoi ça parle ?
 
"Ce livre raconte tout ce que les jeunes cadres savent mais qu'ils taisent et donc que les autres ignorent : les nouvelles formes de violence, le diktat de la bonne humeur et de la convivialité, la fausse liberté qu'offre la flexibilité, le supplice du timesheet, la folie de l'évaluation et de l'autoévaluation, le manque de reconnaissance, etc. Bref, l'envers du décor de ce néomanagement qui avait tout pour plaire mais qui, à l'usage, ne consiste qu'à essayer de rendre cool cette vérité : nous sommes des ressources interchangeables".

Les auteurs, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, 35 ans, anciens de Sciences-Po, consultants, dénoncent en vrac :

- le nouveau management qui joue sur un registre plus intime, plus participatif mais où les rapports sont toujours aussi violents et les hiérarchies bien présentes,
- l'open space (l"open stress")
- les tics de langage, les abréviations, les formules anglo-saxonnes pour faire bien, ce qu'ils appellent le "nouveau wording" (exemples : ASAP, implémenter plutôt qu'intaller, "reco", "livrables", tous ces mots sont expliqués dans un glossaire à la fin du livre)
- les déménagements à gogo ("les dé-management")
- les stages de développement personnel qui ne sauraient jamais changer la personnalité, l'être profond ("affirmez-vous... pour mieux rentrer dans le moule")
- les réseaux de type Facebook où il faut "avoir l'air cool dans paraître déjanté. Etre présent sans être accro. Etre travailleur sans paraître polar",
- les blackberry qui polluent la vie privée,
- la positive attitude qui lasse,
- les séminaires de team-building qui démotivent,
- les limites au stress positif, les délais impossibles à tenir,
- le timesheet - en bon français, la feuille électronique de comptabilisation du temps (qualifié de "time shit"),
- les stagiaires qui occupent un vrai emploi de manière déguisée
etc.

Ils décrivent aussi des salariés qui craquent ou préfèrent démissionner, refuser une promotion ou être candidat au licenciement.

Ce que j'en ai pensé :

- sur la forme : ce (court) ouvrage se lit très facilement et agréablement (chapitres courts, anecdotes, saynètes vivantes, langage très accessible...)

- sur le fond,  : c'est noir, bien sûr ! Cela ne donne pas vraiment envie de travailler dans les métiers que les auteurs dénoncent tout particulièrement (conseil, com, pub, audit, informatique).

Mais encore ? Je conçois très bien que les auteurs pour dénoncer certaines pratiques managériales aient sciemment utilisé la caricature. Mais on peut se poser une question : pourquoi autant de personnes continuent à être attirées par les métiers du conseil, de la com, de la pub si vraiment cela était aussi noir ?

Je pense que toutes les pratiques qu'ils décrivent peuvent effectivement avoir un versant négatif, improductif, faux, inefficace, trompeur mais qu'elles peuvent également apporter du positif.

Selon moi, la convivialité n'est pas forcément factice et instrumentalisée, l'open space, utilisé intelligemment peut créer des solidarités et une bonne ambiance, le jargon propre à chaque métier fait aussi partie de l'identité professionnelle, les réseaux sociaux peuvent également être des boosters professionnels, les séminaires de team-building se passent parfois bien, la positive attitude est parfois plus motivante que la negative attitude à tout bout de champ.

Bref, vous l'aurez compris, je suis à la fois d'accord et pas d'accord avec eux !!

PS : ce qui me surprend, c'est qu'en parcourant les différents articles parus au moment de la sortie de ce livre, je me suis rendue compte qu'aucun (ou alors je ne suis pas tombée dessus...) ne se permettait d'avoir un avis un peu nuancé et critique (dans le bon sens du terme) par rapport à leurs propos. Mais ceci est sans doute un autre débat....


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En aparté a lu pour vous

Par Gaëlle
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Samedi 5 septembre 2009
Au-delà de son titre mystérieux et savoureux, de sa couverture très réussie, voici un livre attachant, gai et agréable à lire. Il a été rédigée par deux femmes, américaines, Mary Ann Shaffer, ancienne bibliothécaire et libraire (décédée en 2008) et sa nièce Annie Barrows (également auteur de livres pour enfants).

L'histoire se déroule entre Londres et l'île de Guernesey, au lendemain de la seconde guerre mondiale, en 1946. Juliet, jeune chroniqueuse et écrivaine londonienne, est en panne d'inspiration pour le prochain sujet de son roman.

Un jour, elle reçoit la lettre d'un inconnu, natif de Guernesey, avec lequel elle va régulièrement échanger. Elle découvre alors son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé et une tourte aux épluchures de patates... – délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant.

Alors que Le Times lui commande une série d'articles sur "les vertus pratiques, morales et philosophiques de la lecture », Juliet décide d'en savoir plus sur ce cercle littéraire en se rendant sur place. Elle va progressivement s'attacher à ses membres qui ne se prennent pas au sérieux et qui ont une manière bien à eux d'aimer les livres et la lecture.

Le roman se présente sous formes d'échanges espistolaires entre les différents protagonistes, ce qui apporte un rythme soutenu et une grande facilité de lecture. L'humour et l'auto-dérision sont très présents, malgré l'arrière-fond historique lourd (Occupation allemande, déportation d'une membre du cercle, etc.) relaté sous forme d'anecdotes, rendant ce roman d'une humanité touchante.

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, Editions NiL, 19 euros


Par Gaëlle
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